Bon, alors par où commencer?
Par le fait que malgré une belle surcharge cognitive ou y’a littéralement plus de bande passante dispo aujourd’hui (conf fin du graph) ; je tenais à faire ce débrief - surtout justement, aujourd’hui.
Les 10 derniers jours ont été riches en émotions. Tout d’abord , j’ai redéfini mon approche de grind, et j’ai commencé à la mettre en place, dans un premier temps, en NL5.
Les points fondamentaux en place :
Format : Rush and Cash en 2-tabling
J’ai set un maximum de 20 minutes par salve. Break obligatoire après. Et le résultat est ouf : émotions plus claée, clarté mentale, et avoir la meta négative de chaque salve qui se dissipe après une pause de 5 minutes. Je pense que c’est un des principaux changements clés qui a modifié mon mindset et mon approche.
Dans la même lignée, 3 marches par jour minimum. 10-15 minutes ou plus, sans écouteurs, sans rien. Se balader dans les rues de Mendoza, regarder les gens, ou parfois le trottoir. Faire en sorte que l’esprit s’aère, que y’ai pas de stimulations, pas de parasites qui viennent s’ajouter à un cerveau déjà sur-stimulé. Ça à l’air tout bête, mais c’est la nuts.
Niveau bouffe, j’ai décidé de faire simple. Je suis avec un budget ultra sérré donc je peux pas me permettre de faire le top reg. Riz-lentilles aux oeufs, avec légumes, et protéine en poudre. Je me casse pas la tête. Tous les jours, dans le tupper, j’ai pas à y réfléchir, une décision en moins à prendre dans la journée.
Petite parenthèse en parlant de budget. C’est un autre aspect que j’essaye de gérer au maximum mentalement.
Je suis prof / coach de langues et d’immersion culturelle. J’ai appris 7 langues quand j’étais gosse et j’ai vécu dans 9 pays (en gros, je suis français, mais j’y ai vécu qu’un an). J’utilise ça pour enseigner évidemment, mais je fournis des conseils clés à des personnes qui vont s’installer dans des pays où j’ai vécu (Inde, Russie, Turquie entre autres). En gros, j’évite qu’ils commettent des erreurs de base qui vont leur coûter de la thune, un énorme mal de crâne ou les deux ; et je prends une partie de ce que je leur économise.
La nuts, en perspective. Le truc c’est que j’ai un peu délaissé ça pendant des mois, j’ai mes clients / étudiants réguliers, ça me donne une base, mais pas plus. Maintenant je remets ça en marche, mais ça met DU TEMPS.
Donc en gros, j’ai une tension de revenu. Elle sera temporaire certes, mais elle est présente quand même. Et on le sait tous, grinder avec une tension en arrière plan, c’est nager à contre courant vers la rive du A-game.
Donc en sachant tout ça, les deux habitudes clés installés et la petite parenthèse cash, sans plus attendre : résumé du déroulement de la semaine.
Dans un premier temps NL5. J’ai reset mon graph PT4, propre - comme le game que je veux mettre en place.
Je sais pas ce qui s’est passé, mais déclic. Si débile en vrai, j’ai juste commencé à prendre les spots. Je voyais toujours la NL5/10 comme le spot où faut être un NitFou. Je sais vraiment pas pourquoi, donc mon AF était juste inexistant et évidemment bah les courbes d’avant le laissent voir.
Je sais vraiment pas comment l’expliquer, parfois le cerveau à besoin d’un truc pour débloquer et de l’éxterieur c’est en mode “mais frère, pourquoi t’y a pas pensé avant ? C’est juste OBVIOUS”.
Donc prise de spots. Magie, ça commence à passer. Les values s’enchaînent et la ligne rouge de plonge plus. On essaye de pas partir dans des spots marginaux non plus : DOSER.
Les session des 20 minutes max aident grandement, dès que y’a des spots où l’aggression a été nourrie par un spot sick (donc “on va open plus loose nanana”, même sans s’en rendre compte, bam le chrono sonne - sors prendre l’air frérot).
Dès que j’ai senti que ça prenait, et que y’avait quelques bonnes sessions qui s’enchaînaient (sans luck factor genre “chatte à DD” ; juste un ultra small sample size), passage en NL10.
Je fais une autre petite parenthèse pendant que j’y pense en écrivant. Autre spots nuts : time. Time. Time Time. En R&C tout le monde est évidemment super impatient. Timer, ça fait ou tilter, ou folder. Mes mains de merde BTN, je time max. Le mec à qui l’idée d’un 3-bet light effleurait l’esprit, aura la flemme d’attendre et va finir par fold 50% du temps avant la fin de mon time bank. Et si il reste, y’a ça narrow sa hand à encore plus value heavy. Parce que oui, 5 secondes, en Rush, c’est chiant à attendre.
Pour revenir au debrief, donc NL10 pareil. Même feeling, sensation, le 2-tabling est en place.
Avec cette belle confiance accumulée, sur un échantillon gigantesque (lol) ; l’idée de la NL25 se présente à moi. Pas genre l’idée NL25 spew vas-y tu te refais, mais le spot genre vraiment, prends ton spot, safe en NL25. Ouais ok, safe ? T’as 150 dollars de roll, c’est du suicide. Ah, l’ego.
Donc, malgré tout, spot pris. NL25. Et là, ça change. La pression de la roll et la tension budget dont j’ai parlé précédemment se ressent dans le background. Genre, des spots que tu prends - qu’il faut pas prendre. Tu sais que faut pas les prendre. Tu sais également qu’ils sont liés à la scarcity (en gros plus t’as pas, plus tu veux avoir, plus tu fais l’inverse de ce que tu devrais faire pour avoir plus ; ça fait sens? ).
J’arrive, dans la gloooobalité, à bien filtrer, pas m’emballer, et me focus principalement preflop + cbet // 2 barrel quand il faut (pots de 20bb ; qui étaient un huge de mes leaks d’ailleurs). Mais maglré tout, le “put*in vasy c’est LENT, lent, lent, lent” ; genre c’est bon là j’ai pigé, on peu up un peu maintenant ? De nouveau, ego.
Je refais une parenthèse rapide : j’écris vraiment sans filtre et directement comme je le pense, so enjoy if you like it.
Comme le conférer graph, ça se passe quand même bien, la roll monte à $250 hier. Pas mal. 10 buy-in ! On respire (double lol). Ah bah nan ; pas satisfait. On fait quoi ce matin, après une bonne nuit de sommeil où on se dit qu’on peut manger le monde entier et toutes les empanadas du pays (c’est un feuilleté avec une farce (viande ou autre) argentin, assez gg d’ailleurs, c’est une de leurs fiertés nationales).
Aller, bah NL50. (Résultat sur le graph à partir de main #7k et le beau biaisage de graph qui le suit)
Et là juste, pas possible. Je tourne en bluff 77 river vs range non capée. Je 2 barrel shove 76 turn OOP dans 4bet pot sur 684x vs range qui contient toutes les overs semi-premium (et potentiellement premium) possibles. Je fais un call totalement DÉBILE dans un autre spot. Fin juste, la moitié du temps, c’est plus moi qui jouait, c’était la peur.
ET oui, donc quoi, bah la courbe descend, la roll descend. J’arrive malgré TROIS spots ou j’ai spew environ 60-100 bb par coup, à quand même, pas être down 3 bi.
Petit passage en NL100. Sur un coup de tilt. Et là, c’est genre non. Sit out. Frère c’est bon assez.
La haine, la frustation, la dégoutation, ce matin j’avais 250 balles de roll, finalement y’a un MINI truc ou tu te dis bon au moins c’est 10 buy-in, genre chepa, au moins, dans tout ton déroulé illogique, y’a un spot ou si ça prend 2-3 buyin (blabla on connait le raisonnement) ; bah nan. Maintenant t’es back à ton point de départ de la semaine.
Donc sur le coup, je dis putain fait chier. Genre vraiment. La tentation de se caler en NL100 et de se dire, aller un double up et ni vu ni connu. Donc pour contrer ça, je marche, je marche, je marche. Je parle dans la rue, je m’en bats les steaks. “Sa mère, je vais devoir re grind la NL10.” et après genre “NL10 ? Même pas, si y’a un truc dont tu viens d’avoir une piqure de rappelle c’est l’effet scarcity, et en NL10, t’as 15bi ; tu veux repasser par le même spot?” Donc NL5 ; le truc dont tu t’étais “tiré” et où JUSTEMENT avec tes 250 usd, t’aurais eu 25 buy-in. Bon bah, là, c’est level en dessous.
Et je crois que c’est premièrement ça que la journée d’aujourd’hui m’a apprise.
J’ai pris un break, et après je me suis dit. Tu fais au moins, UNE salve de NL5. C’est chiant, c’est frustant, mais faut que tu te remettes dans le bain, et que t’y retrouves du kiff, même si les sommes paraissent dérisoires, et lentes à se cumuler.
J’ouvre deux tables, à mon habitude. Puis au bout de quelques minutes, pourquoi pas 3 ou 4 ? Et là, pour un mec qui spewait en NL10 en 2 tabling y’a un mois et demi. Ça commence à flow à 4-tables. 140bb sur une table, 200bb sur une autre ; le petit dopamine boost. Je fais de la merde sur 2-3 spots, parce que la frustation latente est là. Mais bizarrement (ça va paraître super chelou ce que je vais dire), mais entre m*rde et m*rde, c’était de la bonne m*rde. Genre des spots de trops mais qui sont dégageables, juste ne mettant le set up en place.
Donc ça c’est le deuxième apprentissage, t’as fait tout ça en deux tabling. Maintenant, tu te mets à faire du volume comme il faut. Et bien.
Maintenant, il faut calibrer le spot. Bien gérer les salves, continuer les breaks, pas tomber dans la facilité, pas tomber dans le ah c’est de la NL5 jmblc et ego qui parle ; c’est le plus dur.
En 10 jours, je peux être back en NL10, avec tout ce bagage. Et au final, les micro servent à ça, par contre, faut les respecter - parce que sinon, ça passe pas.
Le plan ça va être d’essayer de caler 5k hands par jour. C’est insane, ça sera surement pas le cas la première semaine, mais dans l’idée, ce serait une estimation. Tout ça sous couvert du feeling, genre on a fait qualité/focus over volume, maintenant on lance du volume, mais c’est pas pour brader le reste à bas prix. Donc si je sens que ça defocus, ou autre, j’ajusterai.
Voilà un peu le résumé. Je suis pas parfait, je suis un peu taré ; mais j’ai la dalle, et je vais pas give up.
Tout simplement 
Ci-dessous joint : Graph + Breakdown + Photo de mon bureau dans l’Airbnb dans lequel je suis.
GLGL aux tables et IRL, et rdv prochain debrief sans filtres.
W.
Structure & Liberté.