Pour reprendre tes termes, c’est un jeu qui peut rendre maboule si on ne sais pas ce que l’on fait.
Si par contre, chaque session est intégrée dans un grand plan stratégique qui fait sens pour toi, tu es alors préparé, sur le court terme, au pire comme au meilleur.
C’est un peu comme monter sur un ring, ne pas avoir fait un échauffement spécifique, affronter un mec que tu ne connais pas, qui te défonce, et alors tu regardes les autres boxeurs et tu leur dit vous êtes des malades de faire ce sport!!!
Alors que la boxe est considérée comme un sport noble, au même titre que les marathons qui voient des humains s’infliger des souffrances qu’on pourraient croire inutiles…
Le poker fait partie de ce type d’activité où il faut s’attendre à souffrir et être préparé pour ça. La gestion de la frustration est quelque chose de difficile naturellement parlant. Regarde comment une mauvaise décision arbitrale enflamme des foules quelque soit le sport.
Au poker cette gestion de la frustration, est centrale. Elle passe par un entrainement particulier qui va de la compréhension de la variance, à celle des bad beats, à l’évolution de tes perceptions mentales et représentations, à la prise de recul vis à vis du court terme pour se terminer sur un équilibre général épanouissant et la construction de sens dans cette quête difficile.
Quelque soit le domaine, tous les meilleurs joueurs passent leur temps à peaufiner l’approche de leur activité. Qu’elle soit technique, stratégique, mentale ou physique. Pourquoi le poker devrait il être différent?
Le poker peut devenir magique quand il fait avec passion et raison. Il peut te faire évoluer dans beaucoup de domaines de ta vie. Mais comme tout chose, ce n’est pas avec un coup de baguette magique, mais suite à un long processus de préparation, de réflexion et d’actions.
Et alors tu te rends compte que ce que tu as vécu est tout à fait normal pour un joueur de poker régulier. Tu as touché même à l’essence de ce jeu. 