J’appuie sur le Starter, n’ayant besoin de personne en Harley David (son of a bitch)
Depuis le bad beat qui m’a éliminé du Main Event du WiPT à quelques places de la bulle, en mars dernier, ma vie de joueur en live a été marquée par deux performances : en mai dernier, la veille même de mon anniversaire, j’ai fini runner-up (sur 381 joueurs) du Main Event des dernières CSOP (un tournoi associatif organisé par le Club Poker de Chelles), empochant 650 € de tickets de tournois valables au Cercle Clichy-Montmartre, complétés de 50 € de tickets CCM supplémentaires le mois suivant grâce à ma TF à l’API Sunday, le tournoi mensuel de mon club live.
Avec ces tickets, j’ai disputé, au CCM, l’Ultra Deep à 250 €, où j’ai fini 80e sur 381 sans atteindre les places payées (au nombre de 55), puis le Summer Deep à 150 €, où je ne suis pas allé plus loin que le Day 1.
Avec les 300 € de tickets restants, l’envie me vient de disputer le Starter des WSOP-C, dont le buy-in s’élève, justement, à 300 €. Le 9 octobre au soir, après m’être assuré que les inscriptions pour les WSOP-C étaient ouvertes, je me rends au CCM pour y réserver ma place, mon choix se portant sur le Day 1A, qui se joue le vendredi 17 novembre au soir (ce n’est pas pour rien que mon pseudo est victorbynite
). L’un des tickets ayant eu des soucis d’activation, j’ai dû aller au distributeur en face pour régler les 25 € résiduels. Le joueur du Day 1A, je complète mon buy-in avec 10 € de dealer bonus pour 4 000 jetons supplémentaires, ce qui me permet de démarrer le tournoi à 250 BB de profondeur, le tirage au sort m’attribuant le siège 10 de la table 14.
Je n’évoquerai ici que quelques mains clés.
Au niveau 150 / 300 / 25, j’ouvre à 750 en MP avec 77, payé par le bouton et la BB. Flop : A72, dont deux carreaux. La BB checke, j’effectue un c-bet à 3,4k, que seule la BB paie. Le 9 du turn n’est pas de carreau. La BB checke à nouveau, j’envoie un deuxième barrel à 9,4k, la BB effectue un check-raise à tapis, que je paie instantanément. La BB abat A7, sans carreau. La river est une Q qui ne change rien. Le joueur en BB me couvrait à peine : il a même cru l’inverse et a quitté prématurément son siège avant d’être rappelé par le croupier. 
Puis, deux mains intéressantes en 400 / 800 / 100.
Pour le premier, UTG + 1 limpe, je relance au bouton à 2 800 avec AcQc, le joueur en SB 3-bet shove 6k. Le limper passe. Je paie et ma main tient face à KJo.
Pour le second, un joueur en MP limpe, je relance à 2,8k du CO avec AKo, payé par le bouton et la SB. La BB effectue un 3-bet à 8,8k. J’hésite à effectuer un 4-bet pour l’isoler, mais décide de le payer. Les deux autres joueurs paient !
Il y a environ 30k dans le pot. Le flop est le suivant : A82 rainbow. Les blindes checkent. J’avance ma pile de jetons de 5k, soit 30k. Tout le monde folde, la BB montrant QQ, et je grimpe à 84k.
Ma table comporte un joueur récréatif (un joueur de club, de par son sweat), mais voit aussi défiler du beau monde : Karim Alleg, runner-up du High Roller des WSOP-C Paris 2016, et Greg Ceran-Maillard, manager du Team Pro PMU, qui s’est retrouvé juste à ma gauche.
La suite du Day 1A est plus calme et tend au désert de cartes. Ma table casse et je suis transféré à la table 31, siège 10. Le désert de cartes me fait m’approcher de la zone rouge. J’attends sagement un spot. Au niveau 1 200 / 2 400 / 300, j’effectue un 3-bet shove à 16 ou 17 BB avec JJ, non payé, puis une relance PF avec KQo, mon c-bet n’étant pas payé, ce qui permet de remonter à 81k. Le calme revient jusqu’à ce que j’effectue un 3-bet à tapis avec 12 BB et 88, sans être payé. Je parviens même à faire tapis deux mains de suite : d’abord à 14 BB avec A8s UTG+1, puis avec 99 UTG, à chaque fois sans être payé.
Au niveau 2 000 / 4 000 / 300, le joueur UTG + 2 relance à 8,5k. Découvrant KK en BB et étant à 19 BB de profondeur, je décide d’effectuer un 3-bet à tapis. UTG + 2 demande un décompte et finit par me payer avec 88. King Kong reste maître de l’Empire State Building et je grimpe à 165k.
Il est 5 heures du matin et je range 159 000 jetons dans une sacoche pour revenir dimanche avec 27 BB, la reprise s’effectuant au niveau 3 000 / 6 000 / 1 000.
Après un samedi de tout repos, je me pointe à l’ouverture du CCM. Je suis 50e en jetons parmi 115 survivants des deux Days 1, le tournoi ayant enregistré 745 entrées en tout. 98 joueurs seront récompensés en espèces sonnantes et trébuchantes et se répartiront 201 500 € de prizepool (le prizepool garanti était de 150 000), 550 en min cash et 35 000 à la gagne. L’average est à 162k environ au démarrage du Day 2. Le redraw me réserve quelques surprises : à ma table (la 29, le siège 4 m’étant attribué), 4 joueurs sont plus short que moi, dont 2 particulièrement short, et, à ma gauche, j’ai Stéphane Bénadiba, 3e en stack au démarrage du Day 2, et Victor Saumont (oui, oui, le Tapis_volant qui a filmé deux anciens joueurs de nosebleed
), qui en est à 175k.
À la toute première main dealée, je reçois 88 UTG, avec laquelle je relance à 15k, gagnant le pot sans contestation. Il en sera de même au même niveau, à la même position, avec le même sizing, mais avec AA.
Puis, je folde tranquillement les poubelles que je reçois, cependant que les éliminations s’enchaînent. Ceci dit, je reste attentif aux spots potentiels, ceux qui peuvent me faire passer la bulle avec un tapis un peu plus profond. Avec 17 BB, je fais une première fois tapis avec QQ, sans être payé, puis je trouve un spot de 3-bet shove avec JJ, sans être payé non plus, ce qui me permet de me hisser à 199k.
La bulle arrive et éclate assez rapidement. J’ai rempli mon contrat : réaliser mon deuxième ITM au CCM, après celui obtenu lors de mon tout premier tournoi dans ce cercle. 
Les deux plus short de ma table sautent peu de temps après, le plus short, juste à ma droite, étant remplacé par Jordan Louin, celui qui a démarré ce Day 2 en chipleader (il finira 9e) : eh oui ! ma table est relevée et nous sommes bien dans un gros event à 300 € d’un festival tout aussi gros, bref dans une autre dimension. L’autre short est remplacé par un joueur short, qui, au niveau 5 000 / 10 000 / 1 000, fait tapis UTG pour 7 BB ; découvrant AA en SB, je jette trois jetons de 5k pour signifier que c’est payé (la croupière croit même que je n’ai pas vu la relance à tapis !
) ; la BB passe et UTG abat 88 ; flop : 456, turn : 7 (qui lui donne la quinte), river : A. C’est sick ; mais, à sa place, j’aurais joué de la même manière. Je redescends à 91k, soit 9 BB. Je trouve des mains avec lesquelles effectuer un push : AJo en MP, 76s en bataille de blindes ; mais, personne ne daigne me payer.
À la première pause, à 74 joueurs left, j’ai 98k, soit 8 BB à la reprise, au niveau 6 000 / 12 000 / 2 000. En SB, découvrant A3o, je fais tapis et suis payé par Fabien Feybesse en BB (qui, paraît-il, arborait au Day 1A une casquette Marc Dorcel
), qui abat KQo : le board n’est que briques et doublette du J. Je remonte à 208k.
Les éliminations s’enchaînent et je parviens à gratter deux paliers. Ma table finit par casser et je suis transféré à la table 31, siège 3. Cette fois-ci, je retrouve Victor Saumont juste à ma droite. À peine suis-je installé qu’à la première main dealée à ma nouvelle table, découvrant la Stu Ungar (plus précisément Ac4c) en MP, je pousse mes 10 BB. Je suis payé par le bouton, qui abat QQ. Le flop comporte deux trèfles, me permettant d’espérer une couleur en plus d’un A ; mais, le turn dévoile une Q (pas la Qc) et la river une brique. Je finis ainsi 50e, pour 700 € de gain, ce qui permet de revenir breakeven en résultats net pour la dizaine de tournois disputés en tout au CCM.
Soit dit en passant, j’aurais bien aimé y croiser @tabirba ; mais, mon petit doigt me dit que ce n’est que partie remise. 
Afin que ce compte-rendu soit teinté de brag, regardez à quel point se faire dépuceler (en matière de ligne Hendon Mob, hein ?
) a du bon, du beau, et même du très beau ! Que dis-je, je me fais dépuceler deux fois (la seconde étant en matière de fiche WSOP) ! 
Je ne promets pas une succession de lignes Hendon Mob à la Fedor Holz, bien au contraire : ayant choisi la voie du cash game, mon profil Hendon Mob aura de fortes chances de rester aussi peu rempli un bon bout de temps (quant à ma fiche WSOP, n’en parlons pas) ; mais, j’espère que les prochaines lignes, s’il y en a, correspondront à des tournois de choix. Oui, @Freudinou, je veux tenir cette non-promesse, pour que tu saches que je ne mérite pas autant de coups de bec que tu ne le penses ; non, @bibibiatch, je ne ferai pas partie des joueurs que tu auras envie de stacker et coacher pour compléter ton écurie et lui faire jouer les plus gros tournois de NLHE en ligne du .fr. 
Bon, j’avoue que, de temps en temps, il y a de la récidive dans l’air…
Mode Stu Ungar activé pour l’Hip’Poker Tour 2017
La semaine suivante, plus précisément le vendredi 24 novembre, je dispute la dernière étape de la saison 2017 de l’Hip’Poker Tour, qui se tient à l’hippodrome de Vincennes, étape pour laquelle je me suis qualifié dès le premier freeroll qualificatif sur PMU, comme l’année précédente.
Pour faire simple, ce fut un désert de cartes et j’ai été éliminé peu avant la fin du Day 1 en effectuant un 3-bet shove avec AA, payé par AQo : une Q au flop… et une autre à la river !
Cela dit, et en espérant me faire pardonner par @Freudinou en écrivant ces lignes, j’ai profité de la pause buffet du soir doublée de la découverte du monde hippique avec les paris offerts par PMU aux joueurs du tournoi (donc, mode Stu Ungar complet pour ma part
) pour poser avec une célèbre joueuse de cash game : Sarah Herzali.
Sur ce, il est temps pour moi de reprendre une activité pokéristique normale.


