Le poker de tournoi est-il à un tournant ?

Le poker de tournoi est-il à un tournant ?

En cette période propice, certaines stars du circuit partagent leur bilan de l’année passée. Et entre Davidi Kitaï et Daniel Negreanu qui nous font la confidence d’avoir eu une année négative, ou Vanessa Selbst qui décide d’arrêter le poker, on peut dire qu’elle a dû être compliquée pour la plupart.


Negreanu, Kitai perdants ; Selbst jette l’éponge

Le canadien partage comme à son habitude sur son site ses résultats de l’année, et si celle-ci est moins catastrophique que la précédente (il avait perdu plus d’1,2 million en 2016), elle reste tout de même négative (d’un peu moins de 100,000$… pour près de 3M de buy-in).
Quant à Davidi, s’il a sans doute moins investi de buy in que Negreanu (il a mis en parenthèse sa carrière pendant quelques temps et a moins joué d’events), il confie lui aussi sur son blog avoir eu une année perdante, avec 430,000 $ de gains qui ne compensent pas ses frais d’entrée. 


Et la particularité de ces deux joueurs, c’est que, si la variance représente bien évidemment sans doute une part très importante de leur mauvaise année, ils confient aussi qu’ils se sentent dépassés techniquement par certains plus jeunes joueurs.
Vanessa Selbst, l’ex joueuse sponsorisée par pokerstars a, elle, publié sur les réseaux sociaux un communiqué où elle annonce la fin de son partenariat avec pokerstars, et par la même occasion la fin de sa carrière professionnelle. En cause, encore une fois, le niveau des parties bien plus élevé qu’à l’époque où elle a débuté. Selon elle, le poker est devenu un travail à part entière qui nécessite de la discipline et beaucoup de travail pour espérer réussir.


Les moyennes et hautes limites encore profitables ?

On pourrait se poser la question si on n’avait pas sous les yeux plusieurs exemples flagrants de réussite fulgurante ces dernières années, mais c’est un fait, des jeunes joueurs réussissent ce que n’arrivent plus à faire des joueurs de l’anciennes génération : « crush » les plus grosses parties. On pense bien évidemment à nos coaches poker-académie Benjamin_Shal et Bibibiatch, qui ont partagé avec nous une année de succès folle en live ou online : 

Et ce ne sont pas les seuls de la team à briller en hautes limites online. En atteste la nouvelle recrue JuliAAn, fort d'un back to back dans le Highroller (300€) de Winamax, et ses 150.000€ de gains nets.
Il a d'ailleurs eu recemment l’honneur d’être cité dans le blog de pokerstars pour ses résultats du lendemain de noël (pseudo Pokerstars : Stroposauce).
 

 

Les académiciens ne sont pas en reste, en atteste "la team ATM", coachée et stackée par la paire Benj&Bibi, et qu'on peut suivre sur leur PABOOK.
 

 


Qu’est-ce qui se passe alors ?

Tout simplement, le niveau est en train de monter, la concurrence devient féroce, et les compétences pour battre les joueurs ont changé. Si avant il fallait surtout du sérieux et savoir bien gagner contre les joueurs faibles, ces compétences deviennent insuffisantes. Il faut aussi maintenant une solide approche mathématique, ainsi qu’un gros travail hors des tables avec les outils à disposition qui sont de plus en plus nombreux (flopzilla, trackers, etc.).