Nos coachs vous racontent leur confinement !

Nos coachs vous racontent leur confinement !

8 de nos coachs nous racontent leur confinement : Où étaient-ils logés ? Ont-ils été malades ? Ont-ils rasé ? Quelles habitudes ont-ils adoptées ? Nos coachs vous racontent tout !

Lebordelaii

J’ai été confiné à mon domicile, sur le bassin d’Arcachon. 
Je n’ai pas été touché directement par le COVID. 

Mes résultats ont été bons même si en MTT la variance est telle qu’on ne peut pas trop juger de l’impact du confinement. 

Les tables ont été incroyables avec beaucoup de joueurs récréatifs sur les plus hautes limites. D’ailleurs cela a nourri un sentiment de frustration chez moi car je n’ai malheureusement pas pu profiter à 100% de cette période.

J’ai deux enfants en bas âge (6ans et 3 ans). Ma femme, infirmière libérale, a continué à travailler au même rythme que d’habitude. J’ai donc dû assurer la continuité de l’école et la garde de ma fille (et ce, sans l’aide des grands parents).

Parallèlement, j’ai passé de supers moments en famille à construire cabane pour les hérissons, sabre laser, avion en papier, apprentissage vélo pour ma fille et lacet de chaussure pour mon fils. 
 


 

J’ai profité des moments difficiles pour remettre mon nez dans le programme PMS, relire mes notes. Cela a pu m’aider à vivre ces moments de la meilleure façon possible : dédramatiser, prendre du recul face à mes émotions ( BALANCER UN ENFANT PAR LA FENETRE) et maitriser mes réactions. Et ceci en optimisant ma productivité/efficacité dans mon travail.

La courbe de confinement de Lebordelaii

J’ai pu assurer un volume de grind à peu prés équivalent à d’habitude. J’ai organisé des coachings communs avec mes élèves ne pouvant pas assurer le suivi personnalisé. Et j’ai diminué mon travail hors des tables sans pour autant l’arrêter. 

Dans mes routines mises en place j’ai modifié mon WU : douches froides + respiration Wim hof. Duo très efficace pour se mettre dans la zone et assez rapidement.

Une 5e place décemment payée

Bon, l’actualité qui m’a le plus marqué est l’annulation des WSOP 2020. Je m’étais fixé cet objectif final comme booster de motivation, visualisation etc… J’avais pris la décision d’y participer mais ça ne sera que partie remise à l’année prochaine !
 

Master

Pour moi le confinement n'a pas été trop difficile ni marquant, forcement quand on a déjà un rythme de bosser à son compte online être confiné ou pas ca change moins que pour quelqu'un qui a un job plus classique.

Je n'ai pas été touché ni affecté tant que ca par le COVID, mais je dois quand même avoué que quand j'ai attrapé un petit rhume vers le début du confinement ca m'a quand même un peu plus fait peur mentalement que d'habitude haha.


Les tables étaient évidemment très belles, donc comme à peu près tout le monde j'en ai profité, la variance n'a pas été de mon coté en Mars donc niveau résultat c'était pas incroyable, mais en terme d'EV et de winrate theorique ca a définitivement été un très bon mois


Niveau habitude et rythme de vie, je suis assez content de moi sur ce point parce que c'est un domaine où je suis déjà très solide, et donc tout les pièges du confinement (décaler sa nuit et finir par se coucher à 7h du mat, ne plus faire aucun sport, ne plus voir personne) j'ai su les éviter sans aucun problème

De facon générale je dirais que pour moi le confinement a définitivement pas été difficile à vivre, mais à part sur les tables je préfère quand même une situation normale sans confinement.

Mouflos

Et bien malchance, j’étais malheureusement confiné chez moi en France, à quelques jours d’un départ pour un mois en Hongrie. Petit coup dur au moral et aux projets.

A ma connaissance je n'ai pas été touché par le COVID, mais des amis et parents d’amis oui, aucune complication à noter pour le moment fort heureusement.

J’avais décidé à la base d’utiliser cette période de COVID pour principalement monter une bankroll sur Winamax qui a la particularité d’être la seule room française (hormis PS par l’intermédiaire du .es) à autoriser un peu toutes les locations du monde à jouer chez eux, qui aurait été fort utile en Hongrie.

Des résultats assez catastrophiques de prime abord (courbe ci-jointe) mais rétrospectivement compte tenu du run dont il a été question je trouve que réussir à rester malgré tout positif a été un assez grand exploit. (courbe non-contractuelle dû à de nombreuses mains non-importées, je finis à peu près BE/+60€ environ).

La courbe de confinement de Mouflos

Les tables étaient effectivement très particulières et la faiblesse technique générale nouvellement arrivée a je trouve apportée son lot de variance supplémentaire.

Néanmoins comme de nombreuses fables ma petite histoire pokeristiqu-o-covidienne connaît une fin heureuse sur d’autres tables.
 

J’ai beaucoup forcé sur winamax, ces 50 000 mais on été jouées en 22 jours, chose inhabituelle pour ma part n’étant pas un volumeur prononcé (cf. seconde courbe 35 000 mains sur 34 jours).
Il est vrai que la faiblesse moyenne du field à ce moment était attrayante.

Fatalement j'ai dû changer ma routine. D’une certaine manière grâce au run difficile sur Winamax j’ai dû revoir mes ambitions qui consistaient à pousser un peu plus sur le volume aux tables en délaissant un peu plus le hors tables pour prendre la pirouette inverse et bien plus, étonnement, me concentrer sur le hors tables et amener de plus en plus de connaissances et de qualité à mon jeu, faisant fi du contexte actuel.

Chose qui perdure depuis maintenant quasiment deux mois, des review quotidiennes strictes, de l’entrainement et de l’approfondissement théorique avec solver, et le petit dernier arrivé Anki et des fiches d’apprentissage assez poussées et précises tournant également autour de GTO.

J’ai la chance d’avoir une supérette extrêmement proche de chez moi, quelques mètres, alors j’y faisais des courses assez régulières. C’était pendant le confinement un des lieux les plus fréquentés du quartier et donc là que les gens les plus défavorisés se rassemblaient également. J’ai pris cette habitude à chaque fois que je faisais mes propres courses d’en faire aussi pour eux, ça devait être un contexte très difficile pour les sans-abris livrés à eux-mêmes dans des rues désertées.

Aucun regret, très heureux du déroulement des événements (pokeristiques uniquement évidemment) en ce qui me concerne, avoir pris un mur à ce moment était plus profitable pour moi pour le long terme, Winamax me retrouvera, mais plus affûté cette fois :D

Et bien en ce qui me concerne ça ressemblait déjà à mon quotidien habituel et surtout avec le projet que j’ai mis en place en fin d’année 2019 et qui m’a tenu jusqu’au début d’année 2020, rester à apprendre et comprendre devant mon ordinateur toute la journée était un peu ma routine. Le manque de sorties et de relations sociales a été un peu compliqué comme pour tout le monde je suppose mais c’était un sacrifice tout à fait acceptable et sans grande difficultés pour ma part.

2020 a démarrée d’une manière originale et au ralentit mais nul doute qu’en ce qui me concerne ainsi que mes projets elle ne fait que commencer :)

Sburnoz

J'ai globalement très bien vécu le confinement.
Je suis en maison, avec mes 2 enfants en bas âge et ma femme. J'ai beaucoup travaillé entre le grind, les coachings et mon entraînement, donc je n'ai pas vu le temps passer.
De grosses envies de sortir au restau ou boire un café en terrasse sur la fin quand le soleil arrivait, mais globalement, ça a été.

Je n'ai pas été touché par le COVID.

Mon jeu a été très satisfaisant, j'ai pris du plaisir á jouer les fields énormes avec gros ratio de récréatifs.
Niveau résultat, juste une horreur, perdant de +150BI environ en 800 games, très peu de session positive, mais c'est le lot des éormes field.
Du coup, assez content de mon niveau de confiance et de jeu, durant ce run qui se termine bien quand même :)

Il y a eu une demande plus accrue de coaching pendant le confinement, du coup j'ai levé un peu le pied sur le grind.

Je n'ai pas changé ma routine : toujours mes jours de repos, le coaching, l'entraînement, le grind.

Je regrette de ne pas avoir ship un des énormes tournois quotidiens. On ne verra pas de si gros prizepool avant un bon moment.

Le confinement n'a été ni facile ni difficile. Disons que ça a permis à tout le monde de se rendre compte de toutes les petites choses importantes de la vie.

1er tournoi post-confinement...

Natlus

J'ai été confiné chez moi tout simplement, j'ai la chance d'avoir un jardin, ce qui m'a permis de faire énormément de sport.

Bien heureusement, je n'ai pas été touché par le COVID.

Je n'ai pas fait plus de volume dans ma variante principale le mtt à cause du manque de temps, mais j'ai compensé en cash game.

La courbe de confinement de Natlus

Ma routine a énormément changé. J'ai augmenté considerablement le nombre d'heures de coaching, si bien que j'avais du mal à trouver du temps pour grind.

J'ai rapidement mis en place une "stratégie", je savais qu'on allait tous vivre une épreuve, et je me suis préparé à la vivre au mieux.

Pas de regret mais plutôt une leçon : ne pas négliger de se faire plaisir. Vivre comme un moine ou comme un soldat pendant deux mois c'est assez compliqué. Il est important de s'accorder des moments de joie. Pour ma part les perfs de mes élèves et les glaces étaient d'une exaltation intense. Le sport m'a beaucoup aidé également.

C'était une période très interréssante à vivre. Je pense qu'on va être innondé de résultats et d'études sociologiques et psychologiques.

Muraille

Je vis à Budapest, le confinement était moins impactant qu'en France, je pouvais sortir à volonté. C'est la première chose que j'ai apprécié le calme dans une grande ville, se balader  dans une ville semi-désertique sans bruit parasite, c'était un plaisir.

Côté grind, j'ai beaucoup bossé la théorie en CG et MTT. Puis j'ai un peu joué en Cash-game et expresso et le FPO pour peaufiner mes stratégies pour mes élèves. J'ai pris conscience que ma carrière de poker s'oriente vers le coaching, c'est le domaine où je m’épanouis à l'heure actuelle. 

J'ai l'envie, la soif de partager, de voir échouer puis réussir un élève, c'est une belle leçon de vie. Je retiens la magnifique histoire d'Elie qui vient de passer pro, une histoire qui dure depuis un peu plus de 2 ans et avec qui on a commencé la Team MTT Poolsky. 

Je suis reconnaissant de partager avec mes élèves et de m'avoir accordé cette confiance, merci aussi à tout le staff de poker académie, aux académiciens et aux coachs pour le partage positif, les feedbacks et l'énergie que vous transmettez.

C'est un moment qui m'a challengé, j'ai vécu des moments d'inconfort, de difficultés où j'ai pu trouver des réponses et aussi la beauté dans la solitude. J'aimerais partager cette citation du Tao : « Moins permet de trouver, trop fait qu'on s'égare ».

Je suis toujours motivé pour proposer du contenu et interagir avec la communauté afin de continuer à progresser ensemble.

Nico

J'ai plutôt bien vécu le confinement. Un peu happé par l’actualité au début ce qui a ralenti mon volume. 

Avec le trafic qui a augmenté et le niveau sur les tables plus faibles j’ai rapidement repris du poil de la bête et j’en ai profité pour signer le meilleur mois de ma carrière sur tous les plans. 

L’aspect un peu délicat était d’avoir ma copine à la maison h24. C’est pas vraiment drôle pour elle de me voir devant l’ordi une bonne partie de la journée d’autant plus que je lui demande de ne pas me déranger pendant que je travail. 

Mais ça l’a fait, c’était plutôt fluide dans l’ensemble et on ne peut pas dire que j’ai été parmi les victimes du confinement.

Ayant raté l’âge d’or du poker il y a quelques décennies j’ai beaucoup de gratitude d’avoir pu jouer durant ce que j’appellerai « le mois d’or » du poker contemporain.
 

La courbe de confinement de Nico

Freudinou

Visiblement il s’est passé des trucs dehors ces derniers temps mais je n’ai pas eu le temps d’aller voir, pour ma part j’étais « bloqué » chez moi à donner des coachings…Ce confinement a été l’occasion pour de nombreux joueurs de reprendre le jeu avec la sensation de revenir du futur. Et pour les plus jeunes, c’était l’occasion de vivre les années fastes du poker. Un peu comme vivre la coupe du monde 98 quand on est né en 2000 (oui il y a des gens qui n’ont pas vu la coupe du monde 98…).

Je me suis donc retrouvé à coacher 9 à 10 heures par jour pendant qu’on m’expliquait les apéros virtuels (je vous mets au défi de trouver une anecdote plus palpitante…). 

Même si beaucoup arrêteront, je pense que cette période va permettre à de nombreux joueurs d’accrocher de nouveau avec le jeu. J’ai donc assisté en spectateur lors des reviews au spectacle magnifique qui se déroulait sur les tables.

J’en ai très peu profité même si j’ai mis un point d’honneur à grind et à travailler le jeu un minimum en plus des coachings.

Le principal problème à gérer a été la forme physique, mon vélo elliptique étant un peu limité, contrairement aux nombre de pizzas que je mangeais.

En résumé, pour le moment ce qui se passe à l’extérieur reste quelque chose d’assez peu réel pour moi, je le réaliserai probablement le jour où je sortirai de chez moi…

"Je me suis transformé en paire d’As…"

Et vous, comment avez-vous vécu votre confinement ?

 PA  1 616