Comment mieux performer sous haute pression | Alexandre Luneau | TEDxUTCompiègne


#1

#2

Hello,

Merci @gege_de_golfe pour ce lien !! :wink:


#3

Super intéressant, merci du partage gege :slight_smile:


#4

@Valou29 : slt, j’aurai aimé savoir ce que tu penses de son concept de se détacher des émotions négatives mais AUSSI des émotions positives. Je n’avais jamais entendu parler de ça jusqu’à présent, son explication fait du sens mais je continue de me poser des questions là-dessus, exprimer des émotions positives rajoute du plaisir à jouer et cela peut-être une bonne source de motivation donc je ne sais pas trop quoi en penser pour l’instant et ça fait des jours que je me creuse la tête sur ça en essayant de peser le pour et le contre…

Si t’as 5 minutes pour nous donner un avis là-dessus ça m’intéresserait beaucoup, merci d’avance !


#5

Salut @flibustier
C’est marrant qu’il parle de cela, on en avait discuté lors d’une de mes formations en préparation mentale avec un gars qui était excellent :slight_smile:
On parlais que dans le sport, il était important de se détacher des émotions négatives mais à contrario, qu’il était important d’avoir des émotions positives !
Et on s’était posé la question : les psychopathes (personnes n’ayant pas ou peu d’émotions) seraient-ils meilleur dans le sport ? Et la réponse était venu assez rapidement que si du coup ils n’avaient pas d’émotions négatives, cela sera ev+, mais que avoir des émotions positives étaient hyper important, cela permettait de mieux vivre sa pratique, de garder de la motivation (d’ailleurs les émotions positives sont parfois une motivation à part entière). Et que sans cela, par sur qu’ils se seraient attaché a devenir sportif de haut niveau.
Par contre, il y a certaines personnes, qui n’aiment pas ressentir leur émotions et qui cherchent à s’en couper. Je vois bien Luneau faire cela effectivement. Mais cela lui est propre.

Mais encore une fois, on a un mec qui a fait super résultat, avec ses propres composantes et qui généralise pour tout le monde.
Même si je suis d’accord qu’il ne faut pas TROP éprouver d’émotions aux tables, car elles coupent le processus de raisonnement. De la à ne pas avoir d’émotion quand tu bust/gagnes un gros tournoi…


#6

Ouf tu me rassures !

En ce moment j’essayais justement de me “forcer”, par des attitudes corporelles et un mindset adéquat, à ressentir davantage d’émotions positives pour retrouver du plaisir à jouer donc quand je suis tombé là-dessus j’ai buggué^^ Je voyais pas bien l’intérêt de pratiquer une activité aussi difficile si c’est pour n’en retirer aucune joie et aucun plaisir mais comme tu dis, chacun est différent.
Je savais que c’était un alien mais je serais curieux de connaître quelles ont pu être ses motivations profondes pour tenir aussi longtemps et à si haut niveau en pratiquant de la sorte :hushed:


#7

10 millions d’euros peut-être :slight_smile:


#8

Salut,
l’étymologie du mot “émotion” peut être entendue comme “jeter hors de la ligne du mouvement”. Le mouvement que l’on cherche, quand on joue au poker, pour schématiser, c’est son A-game. On est dans un certain état d’esprit pour le jouer, concentré sur certaines choses.
En fonction des événements qui se produisent (un résultat, un tirage ou quelque chose dans le contexte de la partie), il est possible que des émotions se produisent, c’est à dire que la position de notre esprit soit modifiée. Que l’on soit frustré, agacé, etc. ou euphorique, satisfait, etc. on a changé de position subjective, on a quitté la ligne du mouvement de notre esprit. A ce moment-là, notre esprit n’est alors plus dans le même fonctionnement qui nous permet de jouer notre A-game. Il y a une nouvelle donnée à prendre en compte : la position de notre esprit dans ce nouveau fonctionnement. Qu’il soit positif ou négatif, c’est un autre état.

Je pense que ce que dit Luneau est à entendre de ce point de vue. Lorsque je joue, si mon esprit fait autre chose que ma tâche, je perds en qualité. Et être content, c’est faire autre chose que ma tâche tout comme être mécontent. Plus on limite les émotions pendant la performance et plus notre esprit reste “en ligne”, proche de ce qu’on a à faire pour bien jouer.

Du coup, faut-il ne jamais être satisfait? Déjà, je crois que ce n’est pas possible. Ensuite, je crois que le temps de la partie n’est pas le moment pour ça. Que l’on se satisfasse lorsqu’on ne joue pas, ça n’a pas d’influence sur notre jeu si on réussit lors de la prochaine partie à revenir dans le bon état d’esprit. On peut se réjouir, imaginer des choses, se voir magnifique, voir notre courbe de gains grimper aux arbres, c’est plaisant et comme tu dis, cette satisfaction peut servir de moteur pour jouer et travailler notre jeu, pour progresser. Mais lorsqu’on joue, laisser les émotions venir, positives comme négatives, cela fait bouger notre esprit de la place qu’il doit occuper pour jouer notre A-game. Voilà comment j’entends ce que dit Luneau.


#9

This
J’aime beaucoup cette allégorie.

Je joue depuis des années et ça fait tout juste 2 ans que j’ai décidé de vraiment faire ça de façon sérieuse. Depuis plus d’un mois j’essaye de dresser le bilan de ces deux dernières années et de comprendre les raisons de mon échec parce que j’ai beaucoup progressé dans bien des aspects mais pas du tout dans ma montée de limites aux tables. Je sais que certaines de ces raisons étaient complètement hors de mon contrôle, en particulier l’an dernier, mais d’autres par contre m’apparaissent comme inhérentes à ma personnalité, à de mauvaises habitudes chroniques et une méthodologie erronée. Par exemple j’apprend en ce moment à faire un truc que je n’avais jamais vraiment fait, en tout cas pas sérieusement, me fixer des objectifs ! Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre non ? :joy:

Je ne sais pas pourquoi je te raconte ma vie mais j’en suis là et je m’interroge aussi sur ma pratique, mes burnouts chroniques, ma gestion des émotions et ma motivation. Il y a eu aussi de bonnes choses puisque j’ai réussi tout du long à bien étouffer mes émotions négatives et ce n’était pas un mince exploit avec mon caractère très intense^^ Le soucis et le nouvel obstacle du moment, c’est qu’il s’en ait suivi une effroyable baisse de motivation que j’essaye de résoudre parce que je n’ai pas touché une carte depuis un bail. L’envie est toujours là pourtant mais il va falloir que je change un paquet de trucs…

Merci pour ton post en tout cas, c’était très intéressant.