BIBIBIATCH challenge - blog

J’ai envie de partager mon point de vue sur ce thread comme je ne suis pas tout à fait d’accord avec @canonbis

Déjà Sylvain, bravo pour tout ce que tu mets en place qui me semble être de qualité. :+1:
Vois dans mes propos, non pas de la polémique gratuite, mais une discussion qui se veut avant tout constructive.

Je vois, comme d’autres coachs d’ailleurs, que tu mets un accent important sur la zone de responsabilité liée à un objectif. Certains préconisent même qu’il dépendent à 100% de toi. On fixe ainsi ce que l’on appelle un objectif de processus.

A mes yeux c’est enlever le pouvoir vraiment motivant et attractif d’un objectif en lui ôtant sa magie émotionnelle pour le rendre relativement froid.

Pour illustrer mon propos je te parlerai de nombreux joueurs que j’ai eu en coaching individualisé qui ont appliqué ces conseils prudents que l’on retrouve chez bon nombre de coachs de se fixer surtout des actions ou routines comme objectifs et de se sentir démotivés au bout de plusieurs semaines (Cf " ton propos « faire 3 séances par semaine d’abdo »).

Ce n’est pas étonnant pour moi parce que cette approche dilapide le sens profond du processus mis en action. Les motifs profonds se trouvent souvent dans des objectifs de résultats. Et c’est à mes yeux une force qu’il convient de ne pas négliger si on veut avoir la flamme d’enthousiasme relativement longtemps.

Dans un second temps, il convient alors de transformer ces objectifs en ce que j’appelle Objectifs 70 dont je parlerai dans ma prochaine vidéo. Mais je pense que ce n’est que dans un second temps.

Partir trop vite sur des objectifs SMART ou qui dépendent que de ta zone d’influence peut amener un coaché à une crise de sens dans son aventure.

Donc pour moi, un objectif doit garder une part de rêve pour rester impactant. Il doit être accroché à une forme de vision à moyen terme avant d’être converti en plan d’action optimal à suivre. La tête dans les étoiles et les pieds sur terre!

Les exemples sont nombreux pour illustrer mon point de vue (Fedor Holtz, Thomas Cazayou ou Ben Chalot et Bibi dans le poker, Lebron James ou Florent Manaudou dans le sport, et d’une façon plus large Martin luther King et son rêve ou même Walt Disney…).

La non réalisation d’objectifs tient souvent dans le fait qu’ils sont juste perdus de vue par la personne. C’est selon l’université de Yales le critère N°1 de leur non réalisation, bien avant leur trop grande difficulté. L’exemple de bibi l’illustre ici aussi.

Pour ton propos sur les abdos, je suis aussi très surpris et sceptique. J’ai vu beaucoup d’élèves au lycée qui pensaient être naturellement trop gros ou trop maigres pour être un jour barraque et qui avec la mode du crossfitt actuel, se sont vraiment transformés au fil des entraînements. De là à être Mr Univers et 8 carrés de chocolat y a un monde mais je pense que le travail encore et toujours peut donner sur n’importe qui des résultats plus que satisfaisants.

Je voulais juste apporter mon point de vue qui diffère sur ce sujet.
Au plaisir :wink:

11 « J'aime »