La fin du rêve pour Valvegas, Pollak et Saout au sommet

La fin du rêve pour Valvegas, Pollak et Saout au sommet

Hélas, Valvegas n’aura pas passé ses flips jusqu’au bout. Arrivé au début de la journée avec presque 30 millions de jetons, plus de 100 blinds et le deuxième plus gros tapis, il était plein d’espoirs. Mais le septième jour de ces WSOP devait être le dernier pour lui, et dame variance se rappeler à ses bons souvenirs. Retour en détail sur cette journée. 


La chute de Valvegas

Le jour avait mal commencé pour Valentin. Dans les premiers niveaux, Richard Gryko ouvre alors qu’il a la moitié du tapis de notre coach. Spot parfait pour lui mettre une grosse pression, Valentin couvre largement le joueur qui a un tapis dans la moyenne. Il le 3bet donc, mais, ça ne passe pas cette fois. Val se prend un 4bet dans les dents, et est contraint de folder sa main. Pas très grave, il perd peu de plumes ; pas le meilleur moyen de se mettre dedans non plus.
Puis Val ouvre au bouton, et récolte un shove d’Antoine Saout, sur lequel il est contraint de folder. Il retourne au charbon peu après et ouvre en début de parole ; mais cette fois c’est Gryko qui lui revient à nouveau dessus. Fold encore, dur dur !

Petite lueur d’espoir, en blind vs blind, où il limp avec , puis bet 300,000 sur , payé par Oliveira. Il rajoute une couche de 900,000 jetons sur le du turn, puis 1,4 million rivière (un ), payé encore par son adversaire, qui envoie dans la foulée sa main au muck.

Mais l’espoir fut de courte durée, car Val perdait presque la moitié de son tapis sur le coup suivant : Blumstein ouvre UTG, Val paye au cutoff. Sur , il paye le cbet adverse. Au turn (), il mise après un check adverse, et son adversaire paie. Sur le river, Val mise encore, puis paie le check/raise adverse, pour finalement devoir muck sa main face à un brelan, son adversaire détenant . Dans la foulée, un petit bluff river qui ne passe pas face à une paire de dame lui coûte quelques millions de plus.

Notre coach profite tout de même d’un flipcoin préflop favorable face à un shortstack ( pour Valentin, pour son adversaire ; le tableau : … … … !) qui le renfloue de 5 millions, pour remonter à 20 millions, soit les deux tiers de son tapis au début de la journée.

Mais à nouveau, le destin joue avec Valentin, puisqu’il repart à tapis préflop, encore en 50/50, mais cette fois-ci pour un pot de 20 millions ! Ce sera face à Antoine Saout, l’heureux détenteur de , alors que notre coach possède . Le tableau se révèle : … … … et le qui lui donne un brelan !! Mais qui donne en même temps une quinte à son compatriote ! Et voilà Valentin qui perd la moitié de son tapis, et se retrouve avec moins de 10 millions de jetons.

Puis la glissade vers les orties, Val tente de garder un stack convenable, tout en essayant d’attraper des spot pour doubler. Raté, il tombe tranquillement vers la « shortstack attitude » et 5 millions de jetons. Arrivé à moins de 10 blinds, il shove avec . Mais quand ça veut pas, ça veut pas, et un adversaire trouve à mettre en face de lui. Valentin n’attrappe pas de miraculeuse, et doit ce contenter d’aller chercher le ridicule petit chèque de 450,000$, et regarder les 8 millions passer dans les mains de quelqu’un d’autre !

En tout cas, si la place va sans doute avoir un goût amer, ça n’en reste pas moins une performance extraordinaire, pour celui qui s’est qualifié pour le Main event via un satellite à 750€. Pour mettre un peu de maths dans cet article de brute, en comptant le satellite et le tournoi, il obtient un ROI (retour sur investissement) de … 60 000 %. N’importe quel pro trouverait à posteriori ce ROI tout à fait honorable !


Les remerciements de Valentin

valentin messina

 

Alexandre Réard 16ème

Parmis les 4 français encore en lice à 27 left, on retrouvait le parisien Alexandre Read. En grande forme sur le circuit live depuis le début de l'année, celui qui enchaine les performances à 5 chiffres a realisé la plus belle performance de sa carrière, et empoche 340.000$ grâce à cette frustrante, mais fructuante 16ème place. 


Benjamin Pollak et Antoine Saout en finale du Main Event

Le poker s'est démocratisé en 2003, suite à la victoire de Chris Moneymaker dans le Main Event pour 1.000.000$ de gains. Depuis, l'affluance du tournoi a été multiplié par 10, et joueurs professionnels comme amateurs rêvent de participer à la plus belle des tables finales.
Et pour le momement, seuls deux français étaient parvenus à s'y hisser : Antoine Saout en 2009 (3ème pour 3.400.000$) et Sylvain Loosli en 2013 (4ème pour 2.700.000$). 
C'était avant l'édition 2017, année où les français ont marqué de leur emprunte le Rio, et où Benjamin pollak (3ème en jetons et Antoine Saout (7ème en jetons) s'affronteront dans 3 jours. Avec un objectif commun, faire resonner la marseillaise dans la mecque du poker. 
Ces deux la ont décidemment une relation privilégiée avec ce Main Event : Alors qu'Antoine a terminé 3ème en 2009 (voir ci dessus), benjamin Pollak était passé proche de l'exploit en 2013, en terminant 27ème pour 285.000$ de gains.
Mais 2017 est une toute autre histoire...

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