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Une méthode anti-tilt : le short-stacking progressif !

Une méthode anti-tilt : le short-stacking progressif !

Une méthode anti-tilt : le short-stacking progressif ! Le tilt est l'un des problèmes les plus difficiles à régler au poker, tout particulièrement parce que c'est un problème qui tend à persister même lorsque votre niveau de jeu augmente. Etant moi-même sujet au tilt, je ne prétends pas avoir de solution miracle. Je vous soumets néanmoins une méthode qui m'aide énormément, en espérant qu'elle vous sera utile.

La situation est (trop fréquemment) la suivante : vous êtes un joueur de deep-stack NLHE ou PLO, et traversez une mauvaise passe. Vous suspectez votre jeu d'être affecté par votre mauvaise série.

La solution que j'expérimente en ce moment consiste à commencer à jouer short-stacked (30 big blinds en ce qui me concerne, mais c'est une question de goût). Contrairement à une pure stratégie de small-stack, je ne me lève pas après avoir gagné un coup, et laisse mon tapis prendre de la profondeur.

Commencer les parties en short-stack présente de nombreux avantages

Dans une potentielle période de tilt, commencer les parties en short-stack présente de nombreux avantages :

  • Le montant que vous risquez est moindre. Si vous jouez avec 30 BB et que vous décidez d'arréter de jouer lorsque vous perdez trois buy-in, vous n'aurez même pas perdu un buy-in entier de deep-stack (100 BB). Même si vous vous emportez un peu (ce qui arrive en période de tilt, par définition), le petit montant du buy-in contribue à vous protéger de vous-même.
  • Il est plus difficile de s'envoyer en l'air en jouant short-stack. Pour faire une grosse erreur lorsque vous jouez short-stack, il faut en général s'être trompé grandement sur l'espace de main adverse, ou effectuer un move véritablement stupide. En deep-stack, il est bien plus facile de commettre de grosses erreurs, tout particulièrement après le flop.
  • Lorsque vous gagnez un ou deux coups, vous vous retrouvez quasiment avec un full stack, à une table où il y a probablement des perdants et/ou des mauvais joueurs (puisque vous avez bien dû gagner votre agent quelque part). Cette méthode tend donc à ne vous faire jouer full-stack que dans une situation relativement favorable. Comme les bons traders, vous poussez vos sessions gagnantes, et coupez vos sessions perdantes.
  • Si la partie est facile, ou que vous avez la position sur un joueur faible, rien ne vous empêche de compléter votre tapis.

Le désavantage du short-stacking est très clair : si vous avez un win-rate conséquent dans votre partie habituelle, il est fort probable que ce win-rate soit simplement inatteignable en jouant short-stack. Cependant, d'expérience, lorsque vous venez de subir une période de malchance et que votre jeu est affecté, votre win-rate est probablement bien plus bas que d'habitude (et souvent négatif pour un vrai tilteur).

Au total, la méthode présentée m'aide énormément à me sortir de mes périodes de déveines. Comme, contrairement à un short-stacker pur et dur, vous continuerez à jouer avec un tapis profond lorsque vous serez gagnant, il reste même possible de terminer la soirée avec un gain monumental qui ramènera d'un seul coup votre bankroll sur ses plus hauts. Et surtout, cette approche vous protège de votre pire ennemi…