Les différents profils psychologiques d'un joueur de poker et sa façon de gérer ses émotions

[quote=“flibustier, post:973667”] J’ai l’impression que la satisfaction intellectuelle de prendre de bonnes décisions n’est pas comparable au fait de finir premier d’un gros tournoi. Intellectuellement c’est quasiment la même chose mais émotionnellement c’est pas pareil, or quand on bosse le mental il faut surtout s’intéresser aux émotions imo.
[/quote]

Concernant le fait de ship un gros tournoi :

Je dirais comme dans le post précédent.

En terme d’émotion, quand on ship un gros tournoi c’est un mélange de (par ordre d’importance pour moi) :

III- Satisfaction d’avoir bien joué et d’avoir own tout le field. (même si on est un fish, quand on ship un tournoi, on a l’impression d’être un shark ;-))
II- Adrénaline et joie d’avoir remporté les flips aux bons moments. D’avoir éliminé tous les adversaires un par un (sur des coups où l’on était favori (ou pas))
I- Satisfaction de ça fait du bien pour la roll, voire même pour le portefeuille si on cash out une partie de nos gros gains.

L’aspect “compétition”, je le mettais déjà dans le bloc “III.”

En fait le bloc III. regroupe tout ce qui concerne le plaisir du jeu “en lui-même”.

Je dirais que si tu séparais un joueur en 2 : Sa main gauche tient le portefeuille et stacke sa main droite qui joue.

La main gauche est la partie I. et II. (I. si c’est un stacking purement rationnel pour le coté Ev+ et II. si c’est un stacking où l’on a envie de prendre des risques pour gagner gros).

La main droite est la partie III. de mon article. Elle ne joue pas de la thune, mais des jetons ; avec l’envie de tous les prendre, évidemment ! :slight_smile:

A la limite, flibustier, je me vois bien rajouter une 4ème catégorie pour toi :
ça donnerait :
I. Pour l’argent
II. Pour l’adrénaline
III. Pour la compétition/stimulation intellectuelle
IV. Pour le plaisir de buter tout le monde !

Je manque un peu de temps pour développer (je le ferai plus tard) mais “stimulation intellectuelle” est différent, à mon sens, de “esprit de compétition”. Dans le premier cas on est plutôt sur une dimension esthétique, dans le second cas, on est plutôt sur une dimension sportive. D’ailleurs certaines personnes aiment jouer à un jeu (echecs, poker, etc.) mais n’apprécie pas la compétition (esprit guerrier, écraser les autres). Je vois très bien la situation aux échecs, je suis moins sûr de moi pour le poker. Donc je verrais plutôt la remarque de flibustier (aspect cathartique, exutoire de pulsion) comme un aspect très poussé de la compétition.

Oui, d’où finalement mon “IV.”, “Pour le plaisir de buter tout le monde”, qui peut être ce que tu appelles “aspect cathartique”.

Disons que j’ai recherché les motivations qui pouvaient pousser les joueurs à “travailler” leur jeu de poker.

Le coté argent : OK
Le coté compétition : OK
Le coté “adrénaline” : pourquoi pas. (on peut vouloir “gambler sans se faire plumer”).

Pour le coté “cathartique” : le fait de vouloir se défouler peut être, en effet, la base de la motivation de certains joueurs.

Mais est-ce une motivation pour avoir envie de “travailler” son jeu ?

flibustier, qu’est ce que t’en penses ?

Pour illustrer la différence entre l’esprit de compétition et la stimulation intellectuelle, le plus simple, c’est peut-être de prendre comme exemple des jeux individuels comme les mots croisés, les puzzles, les réussites…

ouais, c’était surtout que comme beaucoup je scinderais l’aspect “technique” de celui vraiment “compétition” (après, progresser était pas le bon mot , et “gagner” non plus :p)

[quote=“John_T_Chance, post:973673”]

Pour illustrer la différence entre l’esprit de compétition et la stimulation intellectuelle, le plus simple, c’est peut-être de prendre comme exemple des jeux individuels comme les mots croisés, les puzzles, les réussites…[/quote]

Oui, merci pour cette remarque.

En fait, je n’avais pas vu l’aspect “stimulation intellectuelle” décorrélée du coté compet’.
Je pense que c’est parce que pour ma part, je fais très peu de “jeux individuels”.

En fait, un des aspects que j’aime dans le poker en ligne, c’est qu’à tout moment, on peu rentrer en “interaction” avec d’autres personnes (même si c’est pour entrer en compet’ contre eux).

Du coup oui, il faut vraiment dissocier la partie III. en 2 aspects :

-> Compétition/Envie de vaincre
-> “Satisfaction intellectuelle” d’avoir tenu un bon raisonnement, mener une stratégie, indépendamment de la comparaison à autrui.

Greg

En fait j’y suis pas trop depuis le début, je parlais des motivations pour jouer. Mon premier post c’était la liste de ce qui me motive à affronter l’arène jour après jour.

Pour ce qui me motive à travailler mon jeu ça j’y ai jamais vraiment réfléchi parce que je l’ai toujours fais. La première fois que j’ai bossé la compréhension du poker c’était avant même de jouer ma toute première main online. Vu qu’il y a de l’argent qui circule dans ce jeu, je me doutais déjà que ça allait être une sacrée fosse aux lions et qu’à moins d’avoir beaucoup de chance tout le temps, je risquais d’y laisser des plumes. J’avais déjà joué quelques parties privé sans enjeux et j’étais suffisamment accroché au poker pour vouloir y jouer tous les soirs. Comme je ne vivais que d’un petit smic à l’époque, je ne pouvais pas assumer de grosses pertes et j’ai tous simplement commencé à bosser pour ne pas faire parti des perdants. Par passion et par nécessité donc, je ne sais pas si ça t’aide.

Depuis ma motivation a bien changé puisque si je travaillais péniblement et par nécessité avant, maintenant il faut presque que je me freine pour passer plus de temps à jouer. Je sais que l’aspect compétition joue pour beaucoup, le fait de se sentir le meilleur rég de sa limite sur son réseau est quelque chose de particulièrement jouissif et on a envie de se battre pour ça.

L’autre truc qui me motive naturellement c’est la soif de connaissances sur ce monde infini du poker. Quand tu as réalisé qu’une vie entière ne devrait pas être suffisante pour en faire le tour, t’es bien face à un monde entier. J’ai toujours envi de retourner une pierre pour voir ce qui se cache en dessous et après toutes ces année j’ai toujours des surprises. Pas mal par curiosité donc.

Pour le pouvoir aussi, avec une somme de connaissances presque infinie, il peut exister des gaps énormes de niveaux entre 2 joueurs. Au poker la connaissance du jeu, de soi et des autres sont des armes, si on se contente de regarder une vidéo tous les 36 du mois, c’est comme si on partait à la guerre avec un cure dent. J’ai d’ailleurs pas toujours travaillé autant qu’aujourd’hui, quand je grimpais les limites facilement je bossais moins parce que je croyais avoir presque fait le tour des mystères de ce jeu. Je pensais avoir un niveau de 4 sur 10 et aujourd’hui je pense qu’il était de 1,5/42.000.000^^

Comme annoncé plus tôt, voici un lien vers une vidéo intéressante qui nous explique, en simplifiant, pourquoi l’argent n’est finalement pas le principal moteur de motivation pour travailler :

Cette vidéo traitant des motivations, elle me semble intéressante pour alimenter ce fil de discussion.
Le cas des instruments de musique est intéressant : pourquoi travailler son instrument alors que, dans 95% des cas, on ne jouera jamais en public, et encore moins pour de l’argent.
Pourquoi est-ce que je passe quelques heures chaque semaine à travailler le poker, alors que cela ne me rapporte pas d’argent (voir m’en fait perdre). Et je suis assez objectif : si un jour je gagne tendanciellement de l’argent au poker, ça ne sera pas de grosses sommes. Je ferai mieux d’aller donner quelques cours de maths à des collégiens ou lycéens. Le gain horaire serait bien plus grand !!
Je dois admettre que l’idée de ne pas savoir comment jouer certaines situations m’agace, et que j’ai envie de travailler pour maîtriser ces situations justement. J’ai intellectuellement envie de comprendre ce qui se passe et savoir quoi jouer.

[quote=“flibustier, post:973676”]
Si on se contente de regarder une vidéo tous les 36 du mois, c’est comme si on partait à la guerre avec un cure dent. [/quote]

Merci pour ton post flibustier.

J’aime bien ton image “c’est comme si on partait à la guerre avec un cure dent”.

Petit challenge : je vais essayer de la ressortir dans un diner en ville. :wink:

(pas forcément au sujet du poker, sinon, c’est quand même trop hard)

C’est enregistré pour la promo de mars Greg !

GL

[quote=« AlFideParis, post:973678 »]RSA ANIMATE: Drive: The surprising truth about what motivates us - YouTube cette vidéo !
Voilà enfin les explications qui permettent de comprendre pourquoi les entreprises de la silicon valley qui font des milliards et qui pourraient traiter leurs employés comme elles veulent, leurs offrent des conditions de travail atypiques assorties d’une assez grande liberté au lieu de les cravacher comme dans la plupart des boîtes du monde entier.

J’ai beaucoup aimé les expériences menées et les résultats obtenus qui tendent à montrer que passé un certain seuil de récompense monétaire, on ne travaille pas plus et on ne s’investit pas davantage (et même parfois l’inverse). Ça montre que les êtres humains ne sont pas aussi motivé par l’argent qu’on pourrait le croire.
La conclusion aussi est géniale, on se défonce 'cause we love mastery and purpose^^

Si la majorité des entreprises pouvait comprendre ça, je serais surement encore en train de bosser plus de 40h par semaine dans une boîte traditionnelle…

Parmis les motivations qui nous poussent à nous investir dans ce jeu il y a clairement les côtés liberté, accomplissement de soi, créativité et satisfaction de l’expertise acquise.

J'ai été prof contractuel de Maths pendant un an (j'avais laissé de coté un emploi dans l'info que j'ai finalement repris). Et quand j'étais prof de Maths, je donnais effectivement des cours particuliers de Maths pour "arrondir mes fins de mois".

Mais ça n’a pas grand chose à voir avec le fait de jouer au poker.

Le gain horaire est effectivement plus faible au poker qu’en donnant des cours, mais la “contrainte” n’est pas du tout la même.

Le poker est à mes yeux un loisir qui rapporte (un peu).

Je le fais quand j’ai envie, je n’ai pas besoin de planifier à l’avance (et obligation de respecter un planning).

Outre le fait que je “préfère” jouer au poker que donner des cours de Maths, c’est bien plus facile de se dire un soir “je vais me faire une soirée MTT ou une session CG pendant que ma femme regarde la TV” plutôt que de trouver des élèves, aller chez eux, leur donner des cours.

Bref, je me vois mal donner des cours de Maths un vendredi soir, alors que le poker oui… Comme le souligne flibustier, le poker c’est la liberté.

Tout à fait, le poker, c’est la liberté (surtout online).

greg31150 : bien sûr que ça n’a rien à voir. Je disais juste que si je n’étais motivé que par l’argent, alors je devrais, rationnellement, donner des cours de math plutôt que jouer au poker. Mais comme toi, le poker est un loisir, j’y prends du plaisir, etc.
Et puis je joue quand je veux… Ah non, ça ce n’est pas vrai ! Ma femme n’aime pas quand je joue donc c’est une grosse contrainte. Je devrais d’ailleurs ouvrir un sujet de discussion sur ce thème, si cela n’a pas déjà été fait…

C’est un peu hors sujet avec le thread, flib, mais du coup, tu fais quoi comme boulot ? (vu que tu dis ne pas être dans une boite “traditionnelle”).

A+
Greg

[quote=“greg31150, post:973687”]C’est un peu hors sujet avec le thread, flib, mais du coup, tu fais quoi comme boulot ? (vu que tu dis ne pas être dans une boite “traditionnelle”).[/quote]Je suis à mi-temps. J’ai un de mes proches qui a ouvert une boutique d’encadrement (de tableaux, toiles, etc) et je l’aide en faisant un peu de permanence (j’y suis là d’ailleurs). En contre partie je suis pas trop mal payé vu le peu d’heures que je fais, ça m’oblige à mettre un peu le nez dehors et ça me permet d’avoir beaucoup de temps libre à consacrer à d’autres projets, comme le poker par exemple^^
Avant ça j’ai bossé comme tout le monde à temps plein dans tout un tas de boîtes, j’ai été développeur informatique, chef de projet, installateur réseau, vendeur en grande surface et plus jeune j’ai même été briévement employé de bureau dans une banque ainsi que manutentionnaire et ouvrier sur des chaînes de production. Bref j’ai essayé de m’intégrer dans le monde du travail normal pendant près de 15 ans mais disons que la mayonnaise a jamais bien pris :stuck_out_tongue:
Depuis que je suis à mi-temps (voire quart-temps même), j’ai perdu un peu en confort financier mais gagné sur tout le reste. Je vais pas faire l’apologie du “travailler moins pour gagner plus” mais pour moi le calcul est vite vu puisque ça me permet de consacrer autant de temps que je le souhaite au poker et à d’autres passions et ça pour moi ça n’a pas de prix !

Suite à vos différents messages, je me suis rendu compte que ce qui différencie les 3 gros « blocs » que j’ai voulu identifié dans mon article, c’est le  « rapport à l’argent et à la fluctuation de la bankroll » du joueur.

Connaître et comprendre cette distinction permet de faire une introspection afin de comprendre les émotions que l’on ressent, en fonction de nos résultats, afin de mieux les contrôler.

Dans ce qui suit, le joueur est « modélisé » comme une « agrégation » de  3 joueurs, chacun percevant différemment les sommes engagées. Chacun étant présent de manière plus ou moins importante selon le joueur.

1)      « Poker investissement – pro / semi-pro / grinder » : Rapport à l’argent purement comptable :

-> Le joueur sait qu’il domine et grinde pour la monnaie
Cette partie-là du joueur, si elle agit avec une bankroll suffisamment solide, ne s’intéresse pas aux résultats à court terme, et n’est pas soumis au tilt.
(Je l’ai déjà souligné sur le blog CG de surferpro ou dans des discussions MTTs avec camilero-31)

Pour « ce joueur », la variance au poker est quelque chose destinée à être lissée sur le long terme.

Emotion ressentie :

Sans objet. (Evidemment, dans la réalité, aucun joueur n’est composé uniquement de cette partie)

2)       Poker « Jeu de casino » : Rapport “affectif” :

Le rapport à l’argent « parié » n’est plus le même.
Le joueur s’intéresse aux résultats de ses paris. C’est ce qui le fait vibrer.
Même si ce joueur se plaint souvent de la variance « négative », un poker sans variance lui semblerait bien fade.

Emotion ressentie :

La partie « 2 » du joueur qui prend un bad beat peut réagir « comme un enfant à qui l’on confisque son jouet ». Il trouve cela injuste. Certains débutants pensent « poker is rigged ! »

Inversement, c’est cette partie du joueur qui le fait « sauter de joie » quand il gagne.

  1. Poker « Jeu de société / jeux vidéo » : Rapport “personnel”  :

Cette partie regroupe toutes les motivations intrinsèques qui font que l’on peut s’intéresser poker en tant que jeu, en dehors de toute considération financière.
Le poker est ici un jeu de réflexion personnelle, il peut être un moyen de s’accomplir.
Un moyen d’entrer en interaction, en compétition (voire en guerre), avec d’autres joueurs.

Emotion ressentie :

Le joueur peut en vouloir à son adversaire, par exemple, quand il se prend un 2-outer.
Il s’en veut à lui-même d’avoir suivi river alors qu’il « savait » que vilain avait la flush…

Inversement, quand il gagne en ayant la sensation d’avoir bien joué, le joueur est fier de lui.

Un même joueur au fil de son expérience va évoluer et voir ses « facettes » 1, 2 ou 3 s’exprimer plus ou moins fortement.
En général, il va plutôt commencer avec les facettes 3 et 2 pour idéalement terminer avec les facettes 3 et 1.

Selon la limite à laquelle il joue, ses facettes vont s’exprimer différemment. (lors d’un passage ou un « shot » à une limite supérieure, le joueur va potentiellement à nouveau laisser parler sa facette n°2, qu’il avait réussi à mettre de coté).

N’hésitez pas à “critiquer” cette petite « MAJ » ;-).

Greg

Sinon, merci pour ta réponse flibustier.

Dans la 1ère catégorie je remplacerais la fin de la phrase “Cette partie-là du joueur, si elle agit avec une bankroll suffisamment solide, ne s’intéresse pas aux résultats à court terme, et n’est pas soumis au tilt.” par “moins soumis au tilt”. Le sujet c’est “cette partie-là” donc ça marche mais je trouve que ça porte un peu à confusion même si tu donnes des explications ensuite. Il est en tout cas intéressant de remarquer que les pro/grinders tiltent effectivement moins vite qu’un joueur qui débute (bien que je connaisse quelques gros grinders capable de tilter dès la première main de leur session^^).
J’enlèverai aussi “une bankroll suffisamment solide”, si ce sont des pros/semi-pros/grinders ils ont nécessairement la BR, ça devient un détail superflu ici imo.

Catégorie 3 je dirais plutôt “rapport intellectuel” ou “plaisir de la réflexion” pour trancher davantage avec la 2. Que tu sois motivé par la compétition, l’envie de sang (pour les cinglés dans mon genre^^) ou par la simple satisfaction de résoudre des situations complexes, tu es toujours dans une sorte de masturbation intellectuelle imo.

Sinon ça me semble pas mal comme catégories, un bloc “comptable”, un bloc “affectif” et un bloc “intellectuel”, là tout de suite je vois pas d’autres grosses catégories globales.

[quote=“flibustier, post:973692”]
Sinon ça me semble pas mal comme catégories, un bloc “comptable”, un bloc “affectif” et un bloc “intellectuel”, là tout de suite je vois pas d’autres grosses catégories globales.[/quote]

Salut flib,

Sympa de t’investir autant dans ce thread, ça m’évite d’avoir l’impression de tourner en rond autour de ce sujet, et d’être moi-même dans « une sorte de masturbation intellectuelle ».

Concernant tes 2 remarques sur le 1er bloc :

  • Vouloir enlever « si elle agit avec une bankroll suffisamment solide »
  • Vouloir ajouter « moins soumis au tilt »

Ces remarques vont dans le sens où tu pars du principe que tous les grinders “semi-pro ou pro” ont nécessairement une bankroll très solide, mais qu’il peuvent être quand même capable de tilter.

J’aurais envie de te dire : S’ils tiltent en tant que « 1er bloc » c’est qu’au final, leur bankroll n’est pas si solide que ça.

Du coup, c’est pour ça que j’ai écrit « Ils doivent avoir une bankroll très solide et ainsi ne pas être soumis au tilt ».

Si malgré un over-roll, ils tiltent quand même, cela ne concerne pas la partie I. (J’ai quand même bien bordé le truc en disant que chaque joueur est un agrégat de 3 joueurs).

(Je ne connais personnellement aucun grinder pro, mais je pense que la variance est souvent sous-estimée au poker, et à avoir un peu suivi les parcours de camilero-31 et surferpro (tous 2 semi-pros voire pro), j’ai l’impression qu’ils ont tous deux traversé des phases de doute liées à une roll « insuffisante »).

Pour le III., tu as raison, « affectif » et « personnel » sont deux termes proches, et un terme comme « intellectuel » pourrait mieux convenir.
J’avais mis « personnel » pour que le terme englobe aussi les cinglés dans ton genre ^^, mais ton explication me convient.

Les sujets « mentaux » sont fondamentaux au poker. Donc merci encore à toi de me permettre de peaufiner cet article.

Greg