ARJEL une étude sur le poker et les jeux en ligne qui tombe à l'eau


#1

Bonjour,

J'ai été contacté il y de nombreux mois par un sociologue de l'ARJEL (M. Martignoni) qui effectuait pour le compte de l'ARJEL une étude sur les jeux en ligne (dont le poker)
Après plusieurs entretiens qui ont duré au total quelques heures, concernant ma pratique du poker, il était prévu une publication de cette étude.
Hélas, il n'en sera rien car l'ARJEL a fait volte face ce qui, à mon sens, est très regrettable.
Les problèmes abordés, aussi divers soient ils auraient pu faire avancer les choses.
Mais ça, c'était avant...

Je ne peux que déplorer ce changement d'avis de l'ARJEL, qui en outre néglige totalement la valeur de cette étude quantitative et qualitative et montre un total manque de respect envers l'auteur de l'étude et surtout des joueurs ayant répondu à celle-ci en accordant beaucoup de leur temps...

Décidément, on se demande vraiment à quoi sert l'ARJEL au final... (mais bon, cela n'est pas vraiment une nouveauté!)

Ci-dessous, le communiqué de presse de l'auteur de l'étude, M. Martignoni


#2

Ça en devient vraiment déplorable. Alors qu'un travail en amont avait été effectué, que des enquêtes terrains ont été menées, et des heures de boulot pour tout retranscrire... C'est après travail effectué qu'ils interdisent la publication de cette étude. Bref, merci pour le communiqué en tout cas :slight_smile:


#3

Fuck l'ARJEL.

Ça sert à rien mais ça fait du bien.


#4

Pfff c'est lamentable.

Y'a un truc qui me chagrine dans tout ça, ce serait Villote qui aurait accepté cette étude alors que si je ne me trompe pas il était à la tête de l'Arjel depuis sa création et donc l'un des principaux acteurs de la mise en place de cette politique à la mord moi le nœud autour de l'addiction.
Et ce serait donc Coppolani, qui a démontré plusieurs fois dans ces discours une volonté de réformer tout ça et d'écouter les joueurs, qui serait contre la publication de cette étude ?

Alors je ne connais ni l'un ni l'autre personnellement mais il y a là-dedans un truc qui fait vraiment aucun sens.

Donc soit Coppolani est un fieffé menteur avec tout ces beaux discours soit il y a une volonté politique qui pilote tout ça dans les coulisses et l'Arjel n'est qu'une façade en carton.

Une chose est sûre on nous prend vraiment pour des jambons...


#5

Je serais bien curieux d'avoir les raisons de M. Coppolani sur ce revirement... avec des arguments, nets et précis!


#6

A notre époque, on pourrai imaginer que l'étude soit publier sur le net par un vilain hacker compulsif au poker :laugh:


#7

Je ne vois pas où l'ARJEL devrait publier des études sociologiques sur son site. L'ARJEL est une autorité administrative, pas une université ni un centre de recherche. L'auteur n'a qu'à publier son étude sur son propre site ou celui de son labo et on n'en parle plus.


#8

Dans ce cas pourquoi l'ARJEL interdit sa publication?


#9

L'ARJEL n'a pas autorité sur les publications en sociologie. Du reste, il n'y pas d'autorité de censure préalable en France.


#10

En ce domaine, l'autorité de l'ARJEL ne s'étend pas au-delà de son site.


#11

Bah c'est pas aussi simple que ça, met toi à la place de l'auteur une seconde.
On lui commandite une étude sociologique et on décrète qu'elle ne serait finalement pas publiée.
Si lui décide de la publier quand même dans son coin il met en péril sa réputation et son professionnalisme en ne respectant pas les directives de ses commanditaires.
Donc je comprend tout à fait son positionnement, c'est un sociologue, pas un activiste.

@[color=#bb0000]goldorak07[/color] : t'as essayé de voir si on pouvait pas avoir une copie de ses travaux en insistant un peu ? A l'époque où on vit il pourra toujours prétendre qu'il s'est fait hacké son PC :whistle:


#12

A voir...
Sinon, je suis d'accord avec toi, à partir du moment où on est "employé" et que la mission qui avait été donnée, finalement, est suspendue, difficile de faire paraître légalement quoique ce soit.

Goldo


#13

"Légalement" ?? Une étude sociologique est une oeuvre de l'esprit. Elle n'appartient pas à son commanditaire, elle appartient à son auteur.


#14

Oui, et évidemment, M. Martignoni n'avait pas de contrat de travail et vivait d'amour et d'eau fraîche !


#15

IL faudrait lire le contrat. Comme personne ne l'a lu, on ne va pas s'engueuler entre ignorants. Mais les règles concernant le doit d'auteur sont claires. Comme l'énonce le code la propriété intellectuelle, "l'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous." Pour les courageux, lire : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=085D36878FB85255196077AF3614884E.tpdila14v_2?cidTexte=LEGITEXT000006069414&dateTexte=20080129


#16

Bah c'est pas une œuvre déjà donc bon...

Pour ce qui est de faire paraître l'étude je suis prêt à monter un site s'il le faut mais faudrait déjà récupérer les travaux.


#17

J'apprecie bcp ce genre de remarque pertinente.
Merci ça fait plaisir :wink:


#18

J'attends quelques éclaircissements de M. Martignoni, à qui j'ai envoyé un e-mail sur le sujet.

Goldo


#19

Je trouve que l'on s'emballe un peu vite : il y a manifestement un désaccord privé entre un employeur et un employé : difficile de s'exprimer de façon éclairée dans ce cas.

Sur la propriété intellectuelle, j'ai trouvé ça : "Les règles de titularité des œuvres créées par des fonctionnaires ou agents publics sont quelque peu différentes des règles de principe. Depuis la loi du 1er août 2006 relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information (DADVSI), dont les dispositions ont été intégrées dans le Code de la propriété intellectuelle, les fonctionnaires et agents publics ont la qualité d’auteur des œuvres qu’ils réalisent dans le cadre de leurs fonctions, sous la seule réserve qu’elles n’aient pas la nature d’œuvres collectives" (déjà, ici, on ne sait pas si d'autres personnes à l'ARJEL ont bossé dessus, ou bossent encore dessus).

il existe ensuite des règles particulières sur le droit de représentation et ledroit de divulgation, et le chercheur indique que l'ARJEL a choisi que ça ne soit pas publié ... sur son site : ce n'est donc pas une interdiction générale, et je suppose qu'il y a une possibilité de publication autrement, donc tout ça n'est pas si grave que ça.

GB


#20

Je le souhaite!
Il serait dommage que tant de temps passé à faire cette étude soit perdu par la mise au rebut de ce travail.

Complémentairement, je vous livre les résultats de l'enquête quantitative (même si elle date de 2013) sur les joueurs en ligne.
Je ne sais pas si elle avait été déjà publiée sur le forum de PA.

J'en déduis donc que les résultats de cette étude quantitative ne dérangent pas l'ARJEL (puisqu'ils découlent de questions fermées) contrairement à l'exploitation de questions ouvertes (sujettes à analyse, hypothèses, extrapolation?)
Mais je resterai prudent à ce sujet. Je ne suis ici qu'un simple petit joueur de poker et non un grand ponte de la sociologie ou des instances de l'ARJEL.

Goldo