|
Le holdem limit est la variante de poker la plus jouée au monde en partie d’argent. La simplicité des règles, la nature non-volatile du jeu, et le rythme rapide des coups en font un jeu parfait pour devenir rapidement compétitif. Nous recommandons le short-handed c'est-à-dire les parties avec 6 joueurs maximum afin de multiplier les rencontres et les décisions qui font valoir la différence de niveau entre les joueurs.
Nous sommes de blind une fois sur trois coups. C’est beaucoup.
L’attaque et la défense des blinds sont un des problèmes fondamentaux
du jeu.
- La position: un facteur clé
Une table à six joueurs peut se diviser en trois parties :
- les deux joueurs de blinds
- les deux premiers de parole
- les derniers de parole (coupe et bouton)
Il est important de comprendre la différence fondamentale entre ces
trois positions. Les blinds se défendent contre les attaques des autres
joueurs. Les
premiers de paroles relancent avec des mains légitimes car ils
affrontent toute la table. Les derniers de paroles attendent que les
premiers passent pour attaquer les blinds avec des mains plus légères,
ils sont en position de vol ou de semi-vol.
L’objectif du jeu avant le flop et de prendre l’initiative du coup.
Pour cela nous devrons relancer plutôt que de payer afin de tenter
d’isoler et d’attaquer les joueurs de blinds.
Main faite et main à tirage : deux approches.
On appel une « main faite » la main gagnante du moment, par opposition,
la « main à tirage » est pleine de perspectives potentielles. Cette
notion est valable à tous les stades du coup, exception faite après la
river bien entendu.
C’est un jeu de grosses cartes.
Nous sommes souvent en tête à tête au flop, et posséder un As par
exemple est une valeur non négligeable pour la suite du coup.
Egalement, il est rare qu’il y ait assez d’entrants pour obtenir une
cote convenable avec 67s.
La situation idéale est d’avoir une main faite contre un des joueurs de
blinds. Par exemple jouer un coup avec A7 contre un joueur qui défend
son blind avec QT offre un avantage considérable. Par exemple si un As
ou un Roi apparaît au flop, nous allons sans doute gagner immédiatement
en attaquant le coup.
Voilà un tableau qui suggère les hauteurs des mains qui demandent une
relance avant le flop. Plus la position est favorable plus nous pouvons
relancer avec des mains faibles. Bien entendu nous imaginons que les
joueurs qui parlent avant nous ont passé (si ils payent c’est une autre
histoire).
Premier de parole
| AA, AK, AQ, AJ, AT, KK, KQs, QQ, JJ, TT, 99
| Coupe
| les mains précedentes plus: 88, 77, 66, 55, KQ, KJ, KT, QJ, QTs | Bouton
| les mains précedentes plus: 44, 33, 22, QT, JT, J9, T9s |
Un des problèmes délicats du jeu avant le flop est de savoir si nous
avons une main faite ou une main à tirage. Par exemple, nous avons AJs
au bouton et le premier de parole a relancé. Nous voyons dans le
tableau que s’il relance avec les mains que nous recommandons, notre AJ
ne vaut souvent pas grand-chose. Cependant, nous avons une belle main,
la position et le tirage couleur. C’est difficile de passer ce coup !
Dans ces moments « borderline », il faut connaître notre client, s’il
est solide passons, s’il est très agressif call ou raise.
|